Qu’est-ce que la psychothérapie psychodynamique ?
Il arrive que l’on comprenne intellectuellement ce qui ne va pas sans que rien ne change pour autant. On sait que cette relation est épuisante, que cette exigence envers soi-même est excessive, que cette colère est disproportionnée, et pourtant le même scénario se rejoue.
La psychothérapie psychodynamique s’intéresse précisément à cet écart. Elle part du principe qu’une partie de notre vie psychique nous échappe : des conflits intérieurs, des attachements anciens, des façons de se protéger mises en place très tôt et devenues automatiques. Ces mouvements inconscients ne sont pas des défauts ; ce sont souvent d’anciennes solutions, efficaces au moment où elles se sont formées, devenues coûteuses aujourd’hui.
Le travail consiste à mettre des mots sur ce qui agit sans nous. Non pour trouver un coupable dans le passé, mais pour redonner du sens à vos symptômes : ce qu’ils protègent, ce qu’ils expriment, ce qu’ils tentent d’éviter. Quand un symptôme cesse d’être absurde, il devient possible de s’en détacher autrement que par la volonté seule.
C’est mon socle de formation et la manière dont je pense la clinique. Selon les besoins, je l’articule à d’autres outils dans le cadre d’une approche intégrative.
Sur quoi porte le travail ?
- Les répétitions. Pourquoi les mêmes situations reviennent-elles : ruptures qui se ressemblent, conflits au travail qui rejouent une scène familière, sentiment de refaire toujours le même chemin.
- Les conflits internes. Vouloir être proche et redouter la dépendance, désirer réussir et saboter, aspirer à l’autonomie et craindre d’abandonner les autres. Ces tensions produisent souvent de l’angoisse ou de l’inhibition.
- Les liens avec l’histoire de vie. Ce que vous avez appris, très jeune, sur la place que vous pouviez prendre, sur ce qui était autorisé à être ressenti, sur la fiabilité des autres.
- Le sens des symptômes. L’anxiété, la tristesse durable, les douleurs sans cause organique retrouvée, les conduites addictives ou les gestes auto-agressifs sont abordés comme porteurs d’une signification, et pas seulement comme des dysfonctionnements à supprimer.
- Ce qui se joue dans la relation thérapeutique. La façon dont vous vous adressez à moi, ce que vous craignez que je pense de vous, ce que vous préférez ne pas dire : ce matériel, observé sans jugement, est l’un des leviers les plus précieux du travail, car il donne accès en direct à vos modes de relation.
Pour qui cette approche est-elle indiquée ?
J’accompagne les adultes et adolescents à partir de 16 ans, au cabinet comme en visioconsultation. Cette approche est particulièrement pertinente lorsque :
- vous avez le sentiment de répéter les mêmes difficultés relationnelles, affectives ou professionnelles ;
- vous éprouvez un mal-être diffus, une insatisfaction ou un vide dont vous ne saisissez pas l’origine ;
- vous traversez des troubles de l’humeur, une dépression, une dévalorisation ancienne, une difficulté durable d’estime de soi ;
- vous êtes concerné par des difficultés relationnelles installées ou des fonctionnements de personnalité qui vous font souffrir ;
- vous avez déjà obtenu des résultats avec des approches centrées sur le symptôme, mais souhaitez comprendre ce qui se rejoue en dessous ;
- vous cherchez un travail en profondeur plutôt qu’une réponse rapide, et vous êtes disponible pour un suivi régulier.
Il est juste de préciser ce qu’elle n’est pas. Ce n’est pas une approche indiquée en première intention lorsqu’une situation exige avant tout une stabilisation immédiate : crise aiguë, risque suicidaire, décompensation, sevrage à encadrer médicalement. Dans ces cas, nous commençons par sécuriser, avec des outils plus directement centrés sur la régulation, et le travail d’élaboration vient ensuite. En cas de danger immédiat, les urgences ou le 15 doivent être contactés. Enfin, un accompagnement psychologique ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique lorsque celui-ci est nécessaire.
Comment se déroule l’accompagnement ?
La première consultation (60 minutes) permet de faire connaissance et d’évaluer votre demande. Vous racontez ce qui vous amène ; je m’intéresse à votre situation actuelle, à votre histoire, à vos antécédents et à ce que vous avez déjà tenté. Nous en dégageons une première hypothèse de compréhension et posons le cadre : fréquence, durée, modalités. Cette séance est aussi l’occasion de vérifier que le courant passe, condition nécessaire à ce type de travail.
Les séances de suivi durent 45 minutes. La parole y est relativement libre : vous n’avez pas d’exercice à préparer ni de sujet imposé. Mon rôle n’est pas de vous délivrer des conseils, mais de vous aider à entendre ce que vous dites, à relier des éléments qui paraissaient séparés et à repérer les mouvements qui se répètent. Il y aura des séances éclairantes et d’autres plus opaques : c’est le mouvement normal d’un travail psychique, et les périodes de résistance sont elles-mêmes instructives.
La régularité compte davantage ici que dans d’autres approches. Un rythme régulier, décidé ensemble en séance et tenu dans le temps, permet la continuité nécessaire à ce type de travail. La durée n’est pas déterminée à l’avance : elle dépend de votre demande et de ce qui se déploie. Nous faisons régulièrement le point sur les évolutions constatées, et la fin du suivi est un temps qui se prépare et se parle, plutôt qu’un arrêt brutal.
Tout ce qui se dit en séance est couvert par le secret professionnel, dans les limites prévues par la loi et le code de déontologie des psychologues.
Prendre rendez-vous
Vous pouvez consulter les tarifs et conditions, découvrir mon parcours et mes formations, ou me contacter pour poser vos questions avant de vous engager. Si vous hésitez entre plusieurs approches, nous en parlerons lors du premier rendez-vous : le choix se fait à partir de votre situation, pas d’une préférence de méthode.